Semer ses plantes

Débuter au jardin n'est pas toujours simple. Retrouvez en cliquant ici les notions de bases pour bien commencer.

Semer ses plantes, c'est possible


Il y a beaucoup de manière de procéder pour les semis. J'ai essayé l'une et l'autre et à force j'ai fait ma petite expérience.

C'est ça la vrai philosophie du jardinier : il essaye, compare et choisi en fonction de son climat et du nombre d'heure dont il dispose pour assouvir sa passion. Et surtout, il faut savoir se remettre en question. Si il y a un soucis, on doit prendre le temps d' analyser, de comprendre et changer sa méthode au besoin. C'est pourquoi je serai certainement amenée à modifier cette page très souvent.

Pour ma part, comme je suis assez "paresseuse", je sème en faisant le moins d'effort possible.

Le repiquage une à une de petites plantules toutes fragiles dans des petits godets qu'il faut ensuite rempoter dans des plus grands . . . Nooon merci ! Très peu pour moi. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, j'ai fait un article plus détaillé sur le repiquage. (Clic)

Mais par contre, je note toutes mes expériences afin d'améliorer ma technique.

Je fais des semis suivant 4 grandes périodes :
- Octobre-Novembre : Pour les vivaces ou annuelles très solides à toutes épreuves.
- Février : Vivaces et annuelles qui ont absolument besoin de froid pour germer.
- Mars : A l'intérieur celles qui poussent lentement et dehors celles qui supportent les petites gelées.
- Avril :  Les graines qui ont besoin de plus de 20° pour germer ou qui ont un développement très rapide.


1 - Les plantes bien résistantes (vivaces ou annuelles) :


Je sème entre novembre et mars, les graines de vivaces ou d'annuelles bien rustiques qui ont besoin d'une période de froid pour germer. Soit en pot de 10/10, dans un coin du jardin abrité des fortes pluies pour les plus costaudes.

 Abrités sous un petit toit (chez moi)   ou  sous la table de la terrasse 
(Une bonne idée de Chantal)                






Ou dans un bac à couvercle (type boite de raisins) pour les plus précieuses pour éviter les dégâts dus aux fortes pluies, aux oiseaux, aux "gourmets-gluants" et aux chats très souvent de passage chez moi ! Et je pose ces bacs dans un coin du potager ou le long d'un muret.



Un bon terreau avec dessus un peu de vermiculite (ou du gravier) sauf pour les graines fines pour lesquelles je tamise la vermiculite. Je laisse mes pots subir les caprices de l'hiver belge : un subtil cocktail de pluie, de gelées sévères et parfois de neige. Et je ne m'en occupe plus avant le printemps.



Au tout début du printemps, j'inspecte mes raviers et je laisse ouverts ceux qui se sont bien développés.



En avril ou en mai, suivant le développement de la plante, je divise la motte remplie de jeunes pousses, souvent en 8 morceaux. Je replante directement au jardin où bon me semble dans un sol bien travaillé. J'en mets aussi en gros pot pour offrir aux amies.

Ce que j'apprécie dans les boites de raisins, c'est le fait qu'on peut les emboîter pour qu'elles prennent un minimum de place quand on en n' a plus besoin. Elles fonctionnent aussi comme une sorte de mini serre qui provoque un réchauffement plus précoce.



Un autre point important c'est la hauteur de terreau que l'on peut y mettre. Mais il y a certainement d'autres boites de récupération perforées avec un couvercle. Mais l'important c'est d'avoir une bonne hauteur, min 6 cm. Plus de terreau en profondeur, c'est moins d'arrosage et plus de place pour les racines.

Il est possible aussi de semer en place, directement au jardin. Cela est intéressant quand vous avez beaucoup de graines car une grande quantité de semences vont être mangées par les oiseaux ou d'autres "amis" du jardin.

Mais je vous ajoute le lien vers un autre article sur les astuces pour SEMER EN PLACE avec une solution de protection pour vos semis.


2 - Les plantes simples et faciles : (Vivaces ou annuelles)

Je sème dans ma serre non-chauffée dès la mi-mars ou tout début avril. En gros pot (pour les rapides) ou en petits godets (comme pour les fragiles) pour les autres. J'arrose et je tasse légèrement avant le semis, puis je couvre le semis de vermiculite sauf si la graine est fine.


Elle resteront dans ce contenant jusqu'au mois de mai-juin, époque à laquelle elles passeront définitivement au jardin. Si je remarque que le semis en petits godet pousse très (trop) vite, l'année suivante, je sème directement dans des pots 10/10.

Pour l'entretien, je procède comme les plantes fragiles et gélives mais à la différence que je laisse tout dehors mais sous abris. En avril, chez moi, les petites gelées sont encore possibles mais ces plantes le supportent aisément. Le fait de les mettre sous serre permet une hausse des températures qui provoque une germination plus précoce.

Si vous n'avez pas de serre, un abris lumineux suffira ou dans la maison une pièce bien éclairée et à une température de 15° à 20°. Ensuite, une fois la levée effectuée, vous pouvez les mettre dehors toujours à l'abri des fortes pluies. Et si avril, nous joue les "hivernales sévères" (plus que -5°), il sera préférable de les rentrer à l'intérieur le temps que ça passe.


3 - Les plantes fragiles et gélives :(Vivaces ou annuelles)

Pour celles-là, je me donne un peu plus de mal. Mais à peine.

Je sème entre mars et avril toutes les plantes qui ne supportent pas le moindre gel, ce qui peut survenir chez moi jusque mi-mai. J'observe aussi leur développement la première fois que je les sème. Si elles sont rapides, elles seront semées plus tard que celles qui ont un développement plus lent.

J'utilise ce que j'appelle la "mini-motte" sans savoir si c'est la bonne appellation.

J'ai acheté en grande surface (Oui bon c'est vrai, pas bien ça ! Mais je suis pas Crésus non plus) des bacs de cultures contenant un bac vert, des alvéoles noires et un couvercle transparent.
Il est vrai que ils ne sont pas extrêmement solides mais si on procède délicatement, ils peuvent durer. Je les ai depuis 2015 et j'ai toujours les mêmes. J'en ai juste racheté cette année car je n'en avais pas assez.


Je les trouve très pratiques car ils s'empilent pour prendre un minimum de place quand je n'en ai plus besoin. Ici il y a 12 bacs de 24 alvéoles qui prennent une hauteur de 15 cm maximum. C'est leur plus grande qualité. Ils sont très bien pensé de ce côté là.


Par contre, ils ne sont pas percés. Mais j'ai un bon truc pour percer rapidement (voir ici).
Mais ce qui m'embête le plus c'est que je ne vais jamais planter 24 fois la même plante. Donc, si je sème des plantes différentes, fatalement elles ne germeront pas de la même manière ni au même moment et là les soucis commencent. Commencer à retirer 4 pots sans abîmer les autres, c'est pas pour mes nerfs !

Voici comment je me facilite la vie. Dans un premier temps, je les découpe en 4 ou en 6.



J'utilise une petite meuleuse à la place des ciseaux. Pourquoi ? Les ciseaux fragilisent les bords (déjà pas très épais). La meuleuse tournant à grande vitesse provoque un échauffement qui brûle le plastique qui forme alors une sorte de boursouflure qui renforce la solidité du bord.

 

Ensuite, je remplis d'un terreau de qualité, je tasse, j'arrose et je re-tasse !


C'est à ce moment précis que commence mon léger casse-tête. C'est que je dois choisir . . . si je sème 4 fois ou 6 fois telle variété ! Aaaah choisir, c'est aussi renoncer ! Et ça, j'ai plus de mal. C'est pourquoi je dis que c'est un casse-tête pour moi.



Et pour terminer, je prépare mes étiquettes ! Et voilà ! C'est prêt pour les semis.
Je ne sème que 4 à 5 graines par pots pour les plus fines et 2 ou 1 pour les plus grosses.
Et je couvre d'une couche de vermiculite que j'adapte aussi à la grosseur de la graine.
La vermiculite a deux atouts : garder l’humidité et éviter l'arrivée des moisissures.

Ici vermiculite tamisée              et là vermiculite normale


Et je place devant une grande baie vitrée ou sous un velux.



Suivant le développement de la plante et la date de semis, elles seront repiquées directement au jardin ou dans un pot plus grand en attendant la mi-mai (date des dernières gelées chez moi).

J'arrose uniquement par le bas. J'ai une petite bouteille qui me sert de mesure. Je soulève l'une des parties, et je verse de l'eau dans le bac vert. Par capillarité, les petites mottes vont se gorger d'eau.
Je n'arrose jamais par le dessus ou par pulvérisation.


J'inspecte régulièrement le dessous des alvéoles. Quand je vois que les racines commencent à sortir par les trous de drainage, il est temps de repiquer. 



Et là, pas de chichi, je sors la "mini-motte", je l'enfonce dans un pot de 10/10 rempli de terreau et bien-sûr j'arrose. Pas de séparations de plantules, pas de repiquages délicats... Pouf, dedans et on en parle plus !  

Je vous souhaite à vous aussi de trouver votre technique préférée. L'important c'est de tester, de re-tester et de re-re-tester de noter les résultats obtenus pour ne pas refaire les même erreurs.

Bon semis à tous

12 commentaires:

  1. Merci, Pascale, instrucrif! Et puis je me rends compte que plus on se prend la tête, plus on court à l'échec! Bonne journée!

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    1. Exactement Annick, je suis pour l'intelligence de la paresse.

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  2. Bonsoir Pascale, j utilise exactement le même matériel que toi. Je ne fais pas d étiquettes: j ai numéroté les bacs verts À,B,C, D E,F et les bacs noirs A1; A2; ....A8, B1......B8 etc.....et chaque rangée des petits bacs noirs: 1,2,3 et 4 . Ensuite dans un cahier je note:
    Bac vert À
    A1: 1 orlaya
    2 hibiscus trionum

    Etc...
    J ai ces bacs depuis 3 ans aussi .
    Bisous

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  3. Pascale, tu es géniale! J'adore tes astuces. Je ferai tout pareil au prochain SOL!!!!!!

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    1. C'est un plaisir de partager ses expériences. Maintenant ailleurs on doit fort probablement faire autrement ! Surtout pour ceux qui n'ont pas d'hiver

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  4. merci pour ton info Pascale, oui la levée des semis est une épreuve de longue haleine avec souvent beaucoup de perte et de déceptions. Merci pour tes astuces en tous les cas

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  5. marie-thérèse Desvignes12 avril 2018 à 11:45

    Merci Pascale, bonne méthode !!!!! comme Chantal plan de semis dans mon cahier; en 2016, j'ai bousculé des étiquettes en soulevant un couvercle du coup complètement perdue alors je note où est le "haut" des bacs et je m'y retrouve; aussi en semant des variétés au feuillage différent les uns à côté des autres plus de chance de les reconnaître si j'ai commis une erreur de notation; bravo !!!! je n'en ai pas semé autant de chaque sauf les cléomes chaque année j'en distribue autour de moi pour le reste j'ai donné pas mal de godets l'an dernier j'espèrent qu'ils sèment aussi certains ont un tunnel ici on n'en a pas

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    1. Merci pour ton retour et ton partage d'expériences. Au fur et à mesure je trie et je ne sème plus certaines variétés. Mais je mets un point d'honneur à semer chacune des graines offertes. Ce qui me fait bcp de variétés. D'ailleurs tes graines d'hélléborus ont bien grandis. J'espère une floraison l'an prochain. Bises Marie-Thérèse

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  6. grazie, finalmente ho avuto un attimo di tempo per... tradurre il tuo lavoro, bellissimo e completo, qualche idea cercherò di adattarla al mio terrazzino cominciando dai bellissimi semi del SOL che stanno arrivando
    Graize del lavoro e .... buon lavoro!

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    1. Avec plaisir. Sinon pour la traduction il y a une fonction en haut à droite qui permet d'afficher tout le blog dans votre langue. Bon amusement. Merci de votre passage

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