jeudi 14 février 2019

Petrorhagia Saxifraga



Vivace de rocaille
Hauteur : 25 cm 
Floraison : Juin à juillet-août
Sol : très drainé
Plein soleil.

Voici une vivace que j'aime particulièrement pour son élégance. 
Elle forme dans un premier temps un coussinet composé d'un fin feuillage. 
Puis fin mai, elle nous offre un nuage de minuscules fleurs blanches rosées. 
C'est d'une finesse, j'adore ! 
J'ai reçu ces semences de Marie-Noelle qui les tient de Laetitia.  

Pour le semis : Facile c'est une résistante au froid. 
Comme elle aime le sec, j'ai tout de même semé dans la serre froide (mars) pour éviter les excès d'eau. Les graines ont levé mi-mars soit en deux semaines.
Si vous n'avez pas de serre, placez-les à l'abri de la pluie. 


Mi avril, elles se développent gentiment. Elles ne filent pas non plus ! 


En mai, je repique au jardin ou en pot pour d'autres jardins


Le voici après 3 ans au jardin


La voici aussi en fin de floraison. Je coupe généralement une grosse partie des tiges défleuries au raz du jeune feuillage. Mais je laisse quelques hampes pour avoir des semis spontanés.


Les tiges coupées sont placées tête en bas dans un sachet de papier.
Et puis un petit coup de tamis et la récolte est abondante.




Bon semis à tous ! 

dimanche 10 février 2019

Penstemon digitalis


Vivace rustique
Hauteur  90 cm
Floraison mai-juin
Sol drainant
Soleil

Voici une vivace que j'aime beaucoup pour sa présence verticale au jardin. J'avais au jardin la variété penstemon digitalis alba et j'ai reçu en cadeau de Flo C la variété Dark Tower et de Maylin V la variété Husker Red. 

Les penstemons sont une grande famille mais ils ne résistent pas tous à mes hivers. Le penstemon digitalis est lui beaucoup plus rustique que les autres et passe l'hiver chez moi sans soucis surtout s'il est planté en un lieu suffisamment drainé.

Si on coupe les fleurs fanées, il peut continuer un peu sa floraison. Le semis est facile si vous respectez les 8 semaines de froid. En effet, c'est une plante qui a besoin de l'hiver pour germer. Il faut faire un semis en automne ou en février à l'extérieur si vous avez des hivers froids. Si non il faudra passer par la vernalisation (frigo).

Chez moi, j'ai fait le semis en février à l'extérieur sous un abris pour éviter les fortes pluies.
Elles ont levé facilement en avril.


Mise au jardin en mai, elles se sont développées . . . mais assez lentement


L'année suivante le feuillage semblait plus fourni et les fleurs n'allaient pas tarder.
La pousse est donc lente et il faut être un peu patient avant d'avoir les premières fleurs.


Mais, cela vaut la peine d'attendre. 
J'adore ces hampes florales très pâles qui contrastent avec la tige plus foncée.


Après 3 ans, elle donne tout son potentiel.


Une chose à savoir, le semis n'est pas fidèle. Le Dark Towers a le feuillage bien pourpre et des fleurs plus roses. Mais le semis est une hybridation entre les deux. Elle est plus rose que la variété alba mais moins pourpre que la Dark Towers. 


C'est d'ailleurs une chose qui arrive souvent quand on sème. On n'est jamais sûre d'avoir la même plante qu'à l'origine. Et heureusement, car c'est grâce cette particularité que les hybrideurs professionnels créent chaque année de nouvelles variétés.

On récolte les graines facilement. La capsule devient très dure.
Les fines semences se ressèment aussi facilement seule au jardin.


Bon semis à tous.












jeudi 7 février 2019

Linaria purpurea


Vivace rustique de courte vie
H : 50-70 cm
Floraison : Juin à octobre
Sol drainé de préférence
Soleil

Voici la plante facile par excellence. Cette vivace au feuillage fin légèrement gris-bleu fleurit longtemps et se ressème très facilement seule. C'est pourquoi il est judicieux de supprimer régulièrement une partie des hampes défleuries, en premier pour prolonger la floraison et ensuite pour éviter trop de semis spontanés. Ses tiges sont bien solides et se dressent en flèches dans des couleurs blanches, roses et mauves.



J'ai reçu ces graines en cadeau (SOL 2017) de Marylin V et Marie-Thérèse D. 
Je ne suis pas du tout sure de la conservation de la couleur lors du semis.
Je suis justement occupée à tester ce point et je vous en dirai plus fin de saison 2019.
Je mettrai à jour cet article quand je serai fixée.


 Cette plante a un véritable atout charme au jardin pour son effet naturel.
Et en plus elle tient relativement bien en bouquet. 

J'ai remarqué que les baveux ne semblent pas s'y intéresser, même au stade des jeunes pousses.
Mais bon, c'est sans certitude.



Le semis : 
J'ai tenté un premier semis mi-mars sous abris càd dehors mais abrité des fortes pluies. 
La levée a eu lieu début avril. Ils ont fleuris la même année.
L'année suivante, la plante avait triplé de volume et a fleuri de juin à octobre.



Au tout début du printemps suivant, j'ai remarqué que les nombreux semis naturels passaient très bien l'hiver. On les reconnait facilement avec leur teinte vert glauque. 
(Comme ci-dessous)


J'arrache ceux qui sont mal placés et je laisse le reste se débrouiller seul. 
Cette observation m'a conduit à expérimenter un semis en extérieur en octobre et un autre en février toujours dehors. Nous verrons ce qu'il adviendra. Je posterai ici les résultats.

La récolte des graines est très simple. Dès que les fruits brunissent comme ici, la capsule s'ouvre et il en tombe des dizaines de graines.


Elle a une longue période de floraison et sur une même hampe florale, il peut y avoir tous les stades : des boutons floraux et des fleurs au sommet et à la base de la grappe des capsules de semences prêtes à éclore. Je comprends mieux sa grande capacité à se ressemer naturellement.  Au bout de deux ou trois ans, la plante meurt et alors soyez vigilants lors des désherbages car vous risqueriez d'éliminer définitivement sa présence au jardin.


Ou alors, dans le doute on récolte les semences fines et noires et on conserve pour l'année suivante ou pour partager avec d'autres. J'ai trouvé une info sur la durée de vie des semences qui serait assez courte : 3 ans de viabilité hors sol. Toujours à prendre avec des pincettes comme toute info du Web.

Bon semis à tous

lundi 4 février 2019

Avoir la main verte . . .

Quand on veut semer des fleurs il y a quelques notions de base à bien connaitre sur les plantes de manière générale. J'ai souvent des personnes qui me disent qu'elles n'arrivent à rien au jardin. Elles se découragent et finissent par abandonner. Elles se disent qu'elles n'ont pas la main verte ou les pouces verts.



C'est une expression que je n'apprécie pas car elle réduit le champ des possibles. Tout dépendrait du fait d'être doué ou pas ? Non vraiment, c'est absurde. Comme dans toute chose, il faut apprendre. Et cela demande un peu de temps et surtout de la motivation.

Il faut miser sur l’observation, l'analyse, l’expérimentation qui mène à la compréhension. Cet article est dédié à toutes ces personnes désireuses de "débuter au jardin" sur de bonnes bases.

1. Le nom


Le point sans doute le plus important. Sans identification, il est difficile de comprendre le fonctionnement de la plante qui est devant nous. On ne sait pas quels sont ses origines, ses besoins, sa manière de pousser, les soins éventuels à lui prodiguer . . .

Tout laisser au hasard peut fonctionner mais parfois, il va de pair avec l'échec et le découragement.



Je suis une maniaque des noms car pour moi, le nom est la clé qui ouvre les portes du savoir.

Et je vous parle là uniquement du nom en latin. C'est le seul que j'ai décidé de retenir car il est international. Que ce soit un site français, allemand, néerlandais, anglais . . .  Delphinium sera toujours Delphinium partout et dans toutes les langues.

Connaitre l'origine du nom commun peut être divertissant mais comment s'y retrouver si la même plante se nomme "Pied-d'Alouette", "Riddersporen"ou encore "Larkspur"!

Pour les plantes, on parle latin et ce n'est pas si compliqué que ça ! C'est juste une habitude à prendre dès le départ.

2. Le type de plante


J'ai volontairement simplifié ce classement car le règne végétal est bien plus riche que cela, mais pour les semis c'est déjà une bonne base. J'ai effectué quelques dessins "maison" pour illustrer mes propos.

Dans les plantes que l'on rencontre le plus couramment au jardin, il y a quatre catégories  
  

1. Les annuelles :


Plante qui effectue tout son cycle de vie sur un an. Elle est en général très florifère avec une longue floraison mais elle meurt d'épuisement fin de saison.

Il ne faut jamais oublier que le but des plantes est la reproduction. Le seul moyen pour ces plantes de perpétuer l'espèce est le semis très abondant.


L'atout d'une annuelle est donc sa floribondité car pour produire beaucoup de graines, il faut faire beaucoup de fleurs : CQFD !



2. Les bisannuelles :


Plante qui effectue son cycle de vie sur deux ans.
Souvent la première année, le semis effectué ne produit que du feuillage. En hiver, la plante se met au repos. Le feuillage est souvent persistant.

L'année suivante, elle donne toute son énergie dans sa floraison et sa production de graines pour la pérennité. Ensuite elle meurt en disséminant ses semences.




Si on sème les bisannuelles très tôt en saison, il peut arriver qu'elles fleurissent l'année du semis. Ça peut être intéressant ou pas du tout.  En effet, le fait de fleurir en avance peut diminuer ou carrément annuler la floraison de la deuxième année. Car la pante s'est fatiguée à fleurir et à faire des graines et elle peut en mourir.

Info : Il est parfois difficile de trancher entre une bisannuelle et une vivace de courte vie. La frontière est bien mince et on les confond souvent.

3. Les vivaces herbacées

Plante dont la durée de vie varie entre 2 ans et plusieurs dizaines d'années.
La plante vivace herbacée se développe d'années en années, pour être toujours plus grosse et plus florifère. Cependant, elle disparaît chaque hiver, ne laissant que du "bois mort" en surface que l'on peut supprimer à l’automne ou au printemps avant le redémarrage de la végétation.




La plante repart l'année suivante depuis son système racinaire. Elle peut porter des fleurs dès la première année ou pas. Il peut parfois arriver qu'il faille attendre très longtemps avant de voir la première fleur ! Soyez patients ! 

Astuce bonus :
Au bout de quelques années, certaines plantes vivaces herbacées peuvent mourir prématurément. Une cure de rajeunissement est souvent nécessaire chez les herbacées.

On repère facilement les signes : dégarnissement du centre, perte de vigueur, floraison moins généreuse. Il faut agir et le plus souvent, c'est au printemps. On sort la plante de terre et on la divise en plusieurs morceaux et on replante les éclats où l'on veut. Cela permet à la plante d'avoir plus de place pour se développer à nouveau harmonieusement. Il existe de nombreuse manière de diviser ou multiplier les plantes mais le but n'est pas de les expliquer ici. Elles feront peut-être un jour l'objet d'un autre article.


4. Les vivaces ligneuses


Dans cette catégorie, nous allons trouver des durées de vie encore plus longues. On peut parfois compter en centaines d'années et même en milliers d'années.  C'est que nous parlons ici des vivaces arbustives, des arbrisseaux, des arbustes , des arbres  . . . Bref, toute plante vivace qui fait du bois ! Et c'est là qu'elle diffère avec la vivace herbacée du dessus.

En effet, la vivace ligneuse en hiver entre en dormance mais sa partie hors sol reste bien vivante. Et c'est de ce bois que redémarrera les nouvelles pousses l'année suivante. 






On ne traite pas une ligneuse de la même manière qu'une herbacée. D'où l'importance de savoir à qui on a affaire au jardin. Il y en a certaines à tailler légèrement ou fortement. D'autres auxquelles il ne faut jamais toucher sous peine de les détruire à tout jamais.

Mais c'est en connaissant le nom de vos plantes que vous saurez quoi faire, quand et comment. Et la matière est si vaste qu'il serait impossible pour moi d'en parler en quelques lignes. Je vous laisse découvrir par vous même toutes les subtilités de ce monde végétal.

3. La méthode de culture

Le climat 

Le climat est l'un des éléments clé dont il faut tenir compte. D'un climat à l'autre, la méthode de culture d'une plante peu varier très fortement. Une plante vivace au Mexique sera cultivée chez nous comme une annuelle car elle meurt avec les premiers gels. Alors soyez vigilants quand certains vendeurs de "marchés" vous clapent "vivace" à tour de bras. Oui, vivace mais rustique ou pas  ? ? ?

Certains de ses vendeurs peu scrupuleux ne se soucient pas du climat régional et c'est vous qui payez les dégâts.  Pour ma part je préfère me tourner vers les véritables professionnels qui connaissent leurs plantes ou qui les cultivent eux-mêmes ou même qui créent de nouvelles variétés pour nos jardins.

Un conseil, n'hésitez jamais à poser des questions. Un vrai professionnel prendra toujours le temps de vous répondre et de vous conseiller au mieux.

Toutes les expériences de semis, les méthodes à utiliser et le choix des plantes peuvent donc varier très fort suivant votre climat et votre sol. Vous devrez vous adapter en fonction de la rigueur de vos hivers et de la nature de votre sol.

Le sol 

Le sol, justement,  est l'autre élément dont il faut tenir compte. Humide ou drainant, acide ou calcaire . . .

L'important est d'apprendre à connaitre votre jardin. Savoir où sont les zones plus humides ou plus sèches. Découvrir les particularités de son sol et les plantes qui peuvent y pousser est une expérience qui prend du temps et demande une bonne dose d'observation.

Pour ma part, je sais que jamais je ne pourrais voir pousser chez moi des rhododendrons par dizaines ni de fiers massifs d'hortensias ! C'est ainsi et il faut l'accepter. Il y a tant de richesses végétales à découvrir, il y en aura bien d'autres qui se plairont chez moi !

Et comment faire ? Observez les plantes qui se plaisent chez vous et cherchez des plantes qui ont les mêmes conditions de culture. Ne cédez pas à la tentation des belles images dans les médias ou des nouvelles coqueluches que tout le monde s'arrache. Soyez patients et prenez le temps d'analyser votre jardin. Et faites vos choix en connaissance de cause. Et posez des questions aux personnes ressources.

Les conditions de culture

Les graines sont de formidables petites usines contenant une plante en devenir et un programme génétique capable de la faire germer uniquement quand les conditions idéales sont réunies.
A nous de la lui fournir car toutes les graines n'ont pas les mêmes besoins pour germer mais il existe des techniques pour les aider un peu.

La chaleur : Un passage à l'intérieur (même de courte durée) ou dans une couche chauffée ou sous serre à une température de minimum 20° permet de faire germer les plantes plus tôt en leur "faisant croire" qu'elles sont dans leur pays chaud d'origine ou que la belle saison commence déjà. Ensuite, elle peuvent continuer leur croissance dehors (pour les rustiques) ou à l'intérieur si elles ne supportent aucun gel.

La vernalisation : Un passage au froid (frigo ou même congel dans les pays aux hivers très doux) ou dehors (aucun soucis de ce coté-là en Belgique) permet de lever la dormance de certaines graines. La graine est "persuadée" que l'hiver est passé et qu'elle peut sortir de terre. Cette période de froid est parfois indispensable pour certaines plantes sinon elles ne germeront pas.

Le "trempage" : Tremper les graines 24 à 48 h dans l'eau tiède permet de "regonfler" les graines et ramollir les coques plus dures. On ne fait qu'imiter la nature lorsqu'au printemps le sol se gorge d'eau  avec la fonte des neiges ou les pluies printanières. La levée se fait plus rapidement que lors d'un simple contact avec la terre humide.

La scarification : Certaines graines sont enveloppées dans une coque épaisse. Il faut gratter la coque avec du papier verré ou un petit couteau. Ensuite on les fait tremper et l'humidité entre mieux en contact avec la partie intérieure de la graine qui se développe plus rapidement.




Maintenant vous allez me dire mais pourquoi se donner tant de travail pour "duper" la nature ?

Pour avoir des floraisons plus tôt ou plus longues que prévu ou encore parce que sans cela elles ne germeront ou fleuriront pas du tout. Mais aussi par pur plaisir. Chacun est libre de se lancer dans l'aventure ou non.


Le nombre de jours à maturité : 

Connaitre le nombre de jours entre le moment du semis et la floraison peut être très utile, surtout avec les annuelles. Si la plante a besoin d'une longue période pour former ses fleurs, il faudra la semer plus tôt que celle qui fleurit très vite. De cette manière, on peut aussi prolonger l'intérêt d'une plante au jardin.

Prenons un exemple : Une fleur semée en juin et qui fait sa floraison en 8 à 10 semaines après le semis, ne commencera sa floraison qu'en août. Alors que la même plante semée en avril, commencera sa floraison en juin. Et en effectuant plusieurs semis espacés dans le temps (avril-mai-juin) les floraisons sont alors décalées et s'étalent sur plusieurs mois. On est gagnant !

En résumé : une plante dont le développement est lent devra être semée tôt dans l'année alors qu'une plante dont la pousse est rapide pourra être semée tard. Et si la durée de floraison est courte, il sera intéressant de semer plusieurs fois à des moments différents car on prolonge l'intérêt de la plante au jardin.


La luminosité : 

Le semis précoce oui mais attention, il ne faut pas exagérer non plus. Car la durée de luminosité a aussi une grande influence.

En mars, il n'y a que 10 heures de lumière par jour contre 15 heures en mai. Comme on sait que les plantes ont besoin de lumière pour se développer, cela ne sert à rien de semer trop tôt.

Parfois même les plantes semées plus tard mais avec un plus grand nombre d'heure de lumière par jour poussent plus vite et rattrapent celles semées top tôt.  Certains n'hésitent pas à placer les jeunes plantes sous lumière artificielle pour en accélérer le développement. Mais laissons ça aux professionnels. Encore une fois, il faut observer analyser et déduire. Notez aussi vos expériences pour ne pas refaire les mêmes erreurs

A l'inverse, certaines plantes ont besoin d'obscurité pour germer ! La lumière du jour leur est néfaste. Il suffit de les couvrir avec un peu de substrat ou même un couvercle opaque le temps que la germination se fasse. Ensuite, il faut évidemment la placer à la lumière.

C'est pour cela qu'il est si important de connaitre le nom de la plante afin de savoir comment mettre tout en place pour que la réussite soit au rendez-vous.

La durée de vie d'une graine :

La durée de viabilité d'une semence est aussi un facteur d'échec. Certaines graines même dans de bonnes conditions ne vivent pas plus d'un an ou deux hors du sol. Mais d'autres peuvent vivre des années.

C'est un point dont l'information est très difficile à trouver. Pour les graines de légumes, on peut trouver facilement des indications précieuses . Mais pour les plantes ornementales, c'est beaucoup plus difficile.

J'essaye de croiser quelques infos trouvées sur le net mais ce n'est pas facile et elles sont parfois contradictoires. En tout cas, je continuerai à fouiner.


Et pour conclure ce petit tour des notions de base . . .


L'important est de découvrir comment "fonctionne" votre jardin et quel est votre climat. De faire vos propres expériences en fonction de votre climat et du temps dont vous disposez pour assouvir votre passion. Il est très utile noter les résultats pour ne pas faire les mêmes erreurs. D'oser de nouvelles expériences et surtout d'y prendre du plaisir.

Bon amusement avec vos semis !
Pascale




SOURCES :

Formation semis chez le pépiniériste Fréderic Gabriel

Livres :

Encyclopédie universelles des 15.000 plantes et fleurs de jardin [Texte imprimé] / dir. de la réd. [de l']éd. originale, Christopher Brickell ; en association avec la Royal Horticultural society ; [dir. de la réd. de l'] éd. française, Patrick Mioulane. - Paris : Larousse, 2004.- ISBN 2-03-560381-1 (rel. sous coffret)

Grande encyclopédie des plantes & fleurs de jardin [Texte imprimé] / dir. de la publ. Christopher Brickell,.... - Paris : Bordas, : "Sélection du Reader's Digest", 1990.- ISBN 2-04-012977-4 (rel.)

La multiplication des plantes [Texte imprimé]. - Paris : Bordas, 2001.- (Encyclopédie Truffaut, ISSN 1625-0184).- ISBN 2-04-760032-4 (cart.)

Prucha, Jaroslav. - Fleurs annuelles et bisannuelles [Texte imprimé] : atlas illustré / Jaroslav Prucha. - Paris : Gründ, 1976.- (Approche de la nature).






dimanche 27 janvier 2019

Scabiosa Owerinii


Vivace
60 à 80 cm
Floraison de mai à juillet
Sol drainé et soleil

Encore un joli cadeau de Marie-Noelle. Au tout début, j'ai eu beaucoup de mal à trouver des infos sur le net. Je croyais que c'était une variante des scabiosa atropurpurea  qui sont de jolies annuelles. 

Je pense à présent qu'elle est très différente. Je suis même en train de me demander si ce n'est pas une vrai vivace. La souche est restée en place depuis 3 ans et semble se développer un peu plus chaque année.

Sur le site de la pépinière hollandaise de Hessenhof, j'ai retrouvé cette Scabiosa Owerinii
ainsi que d'autres variétés qui me tentent très fort. 

Ces scabieuses semblent rassembler une famille très riche et qui s'étend bien plus loin que les simples Scabiosa atropurpurea ou Scabiosa caucasica. Elles ont toutes en commun, une bonne rusticité, une longue floraison et une tendance à se plaire dans mon sol drainant. En plus elles tiennent bien en vase ce qui pour moi est une qualité pratiquement indispensable.

Le semis est assez simple : En avril en serre froide, la levée a eu lieu 2 semaines plus tard



Mi-mai, je l'ai installée au jardin et elle a fleuri modestement dès le premier été. 


L'année suivante, elle s'est ramifiée et développée. 
Mélangée aux orlayas, elle fait merveille dès le mois de mai.



Je ne me lasse pas de sa couleur lilas pâle ! Une pure merveille.

Si on prend garde de bien supprimer les fleurs fanées, elle prolonge sa floraison jusque juillet. Mais à petite dose. Tout en légèreté.



Les têtes rondes sont les fructifications qui, une fois bien sèches et de couleur beige, sont récoltées pour des semis futurs. Car je ne sais toujours pas combien de temps cette plante va vivre. Une bonne indication du moment idéal de récolte des graines c'est lorsque vous voyez que la boule de semences commence à perdre d'elle-même ses semences. Il est alors temps d'agir. 

Voici les graines récoltées. 


Comme j'aime faire des expériences, j'ai tenté cette année un semis d'automne qui va passer tout l'hiver dehors. Nous verrons si cela donne quelque chose. Car le but est de se simplifier au maximum la vie. Alors si elle peut se débrouiller seule avec nos hivers, ça m'intéresse de le savoir et ensuite de partager cette info avec vous.

Bon semis à tous

samedi 19 janvier 2019

Gaillarda grandiflora



Vivace de courte vie
Hauteur : 40 à 60 cm
Floraison de juillet à octobre
Soleil
Tout sol bien drainé

Avec celle-ci, pas de discussion : on n'aime ou on n'aime pas ! Pourtant elle a beaucoup d'avantages. Longue floraison, belle tenue en vase, semis facile, floraison d'année du semis...

Je trouve que bien accompagnée dans un coin aux dominantes volcaniques, elle a tout à fait sa place. 
Surtout dans un coin en plein soleil où souvent les floraisons pâles sont écrasées par l'excès de luminosité. Car les couleurs fortes comme le rouge et le jaune ne s'affadissent pas sous l'ardeur d'un soleil brûlant.

Au niveau de l'entretien, couper les fleurs fanées prolonge encore sa floraison.
Fin de saison, je rabats à 10 cm du sol pour permettre à la plante de former de nouvelles pousses qui fleuriront dès l'an prochain.

Pour le semis rien de plus simple : dans un gros pot fin de saison ou en février mars dans un coin du potager et on laisse faire. Attention aux baveux qui aiment les jeunes pousses. 



On repique au jardin une fois la plante suffisamment grande. Si on a semé en mars, début juin c'est parfait ! Mais on peut même semer directement en pleine terre. 



Fin de saison on laisse quelques fructifications se former pour la récupération des graines


Voici les graines plumeuses qui serviront l'an prochain



Bons semis à tous